Réunion des Musées Nationaux Gd Palais, 254-256 rue de Bercy, 75012 Paris, 0140136265
Celle-ci se tiendra au Château de Fontainebleau, du 10 octobre 2027 au 24 janvier 2028.
Description du marché:
Prestation d'architecte
- scénographe - maître d’oeuvre
Exposition
Fontainebleau et L’eau
Lieu : Château de
Fontainebleau, Place du général de Gaulle, 77300 Fontainebleau
Dates : Ouverture au public du 10
octobre 2027 au 24 janvier 2028, tous les jours sauf le mardi,
de
9h30-18h (dernier accès à 17h15), en septembre et de 9h30 à 17h (dernier accès
à 16h15) d’octobre à mars.
Commissariat:
Anaïs
Dorey conservateur en chef
Le
commissariat général est assuré par Muriel Barbier, directrice du patrimoine et
des collections.
Format de l’exposition
L’exposition réunira environ 220
oeuvres : objets d’art, peintures, dessins, estampes,
sculptures, archéologie. Elle sera
présentée dans la salle de la Belle cheminée (Salle d’exposition
temporaire) : environ 380 m² utiles. Un dernier volet consacré à la toilette
sous le second Empire sera présenté au sein des deux dernières pièces du
parcours permanent (environ 60m²)
Contexte général de la
démarche
La responsabilité sociétale et environnementale (RSE)
constitue une contribution essentielle des entreprises aux enjeux du
développement durable. La démarche consiste entre autre pour les entreprises à
prendre en compte les impacts sociaux et environnementaux de leur activité afin
d’adopter les meilleures pratiques possibles et contribuer ainsi à l’amélioration
de la société et à la protection de l’environnement. La démarche RSE permet
d’associer logique économique, responsabilité sociétale et éco-responsabilité.
Le GrandPalaisRMN et le château de Fontainebleau
souhaitent s’inscrire dans cette démarche avec ce projet d’exposition, qui sera
présenté dans une partie des salles historiques du Château.
Les candidats au marché sont en conséquence invités à
proposer un maximum de partis-pris et méthodes éco-responsables dans la
construction de leur offre.
Propos de l’exposition
et intentions scénographiques :
L’exposition intitulée provisoirement « Fontainebleau
et l’Eau » est consacrée au mythe fondateur du château de Fontainebleau. Elle
se tient en outre en 2027, année de célébration des 100 ans de la création du
musée national du château de Fontainebleau et contribuera à ces festivités
d’anniversaire.
Né au coeur de la forêt qui forme toujours son
écrin aujourd’hui, le château de Fontainebleau n’existerait pas sans l’eau.
Seule résidence royale occupée sans interruption du XIIe siècle à la
fin du XIXe siècle, elle est aussi la seule dotée d’un mythe de
création évoquant son origine. Cette exposition d’art, d’histoire et de
techniques explore la présence de l’eau, sa rareté ou son apprivoisement du
Moyen-Âge à nos jours, tout comme sa beauté et son faste.
Fontaine Belle Eau est
fondée dans
une vallée humide de la grande forêt de chasse des rois Capétiens. La légende
est mise en vers et en images sous le règne de François Ier.
Cette histoire aujourd’hui confidentielle, a
pourtant inspiré les plus grands artistes visitant Fontainebleau, jusqu’à
Picasso au début du XXe siècle installé à proximité immédiate du
château.
Pourquoi la cour s’est-elle établie sur ce site
désert dans le courant du Moyen-Âge ?
Quelle perception en avaient les artistes qui
créent le mythe de Fontainebleau ?
Comment a-t-on réussi à dompter un terrain
marécageux ?
Entre réchauffement et inondations, la nature
reprend elle ses droits aujourd’hui ?
L’exposition traite d’art, d’histoire et de
techniques couvrant neuf siècles d’histoire au château de Fontainebleau mais elle
rejoint aussi nos questionnements environnementaux contemporains.
L’exposition est l’occasion de découvrir
différemment le domaine, le parcours de visite palatial, les jardins et le parc
sous l’angle de l’hydraulique et des espèces aquatiques (faune et flore).
Tout l’enjeu de la scénographie de
l’exposition est de rendre perceptible le sujet même de l’exposition - l’eau –
qui paradoxalement est absente de l’exposition même. La mise en espace devra
certes mettre en valeur les oeuvres présentées mais surtout accompagner le
visiteur dans son voyage « au fil de l’eau » comme une promenade
onirique. La visite de l’exposition doit être un émerveillement reflétant la
richesse et la beauté apportée par l’eau au site. Elle doit inviter le visiteur
à percevoir, regarder, entendre et sentir cet élément magique qui a façonné au
fil des siècles l’extérieur et l’intérieur du château de Fontainebleau.
Après une introduction rappelant la symbolique
de l’eau et le mythe fondateur lié au château, l’exposition est donc répartie
en deux grandes sections : l’eau à l’extérieur d’une part et l’eau à
l’intérieur d’autre part.
Section introductive :
Symbolique de l’eau, Fontaine Belle eau
Fontainebleau est d’abord un endroit où l’eau
est magique. Au cours d’une partie de chasse dans la forêt où les rochers de
grès ne ménagent que de rares mares, un chien découvre une source qui permet à
la cour d’épancher sa soif. Dans cette forêt, on y fonde le château de
Fontaine
Belle Eau.
Cette légende est rappelée par François Ier
qui choisit Fontainebleau comme cadre du mécénat de la seconde partie de son
règne, accueillant des artistes qui y créent une forme originale de la
Renaissance française. La figure de la
Nymphe de Fontainebleau, née de
la nymphe sylvestre et de Diane chasseresse, s’y formera.
En 1921, Pablo Picasso découvre, au centre de
la galerie Francois Ier, la nymphe de Fontainebleau, qu’il réinterprète
en de nombreuses variations.
Dans le parc du château, il observe aussi les
femmes venant puiser l’eau à une des fontaines créées sous Napoléon III et en
retient la majesté et simplicité antique.
Cette section qui fait office
d’introduction doit permettre au visiteur d’entrer en douceur dans le sujet
après qu’il aura parcouru les salles du parcours palatial. Son regard aura déjà
été très sollicité par des décors présents de toutes les époques : il aura
vu la galerie François Ier et certains ameublement Napoléon III. Une atmosphère
douce et paisible pourrait l’aider à mobiliser à nouveau son attention et à
démarrer ce voyage sur les eaux, dans la fable et dans le temps. Un léger
accompagnement sonore pourrait être imaginé doublé d’une ambiance tamisée et
bleutée.
Section 1 : l’eau à l’extérieur
1.1.
Voyage et Défense
Fontainebleau, située dans le cours haut de la
Seine avant d’arriver à Paris, est un croisement de cours d’eau navigables avec
la proximité de la Marne. Hommes et marchandises arrivent par les « coches
d’eau », tirés par des chevaux de halage. Depuis le coeur de Paris, à partir du
XVIIe siècle, on rejoint la cour installée à Fontainebleau en une
journée, en suivant les horaires de départ au port Saint Paul ou des
Tournelles. Le voyage peut être aventureux. Sur son yacht personnel, comportant
plusieurs pièces luxueusement aménagées, il est, pour Marie-Antoinette,
beaucoup plus agréable et sûr que par la route.
Durant les guerres de religion, le château est
rapidement mis en défense par des fossés, dispositif qui isolera jusqu’au XIXe
siècle le château de la ville. La place de l’eau dans ces fossés reste une des
énigmes du château, les douves renouant peut-être avec un dispositif du
Moyen-Age et prolongeant les jardins d’eau de la Renaissance. L’eau défend
aussi de manière active. Autour d’un incendie célèbre, celui du théâtre en 1856,
le rutilant matériel des pompes nous éclaire sur les moyens de la lutte contre
le feu qui tire parti des ressources naturelles du château.
Cette section sera accompagnée d’un plan
montrant le trajet sur la Seine. Elle aura nécessairement un aspect contrasté
entre l’eau paisible qui permet à la cour et aux marchandises de rejoindre
Fontainebleau et l’eau vigoureuse et défenseuse qui éteint le feu. Une grande
partie des oeuvres présentées sont sur papier ; un contrôle de
l’éclairement aux normes internationales en vigueur est donc demandé.
1.2.
Hydraulique et fontaines
À partir du XVIe siècle les théories
sur l’origine de l’eau élaborées par les figures majeures des sciences
(Atanasius Kircher), se transforment en traités techniques sur l’irrigation des
jardins et les jeux d’eau des fontaines des grands et des princes.
Le réseau de Fontainebleau se développe de
manière souterraine, allant capter au-delà des limites du domaine l’eau de la
montagne mais aussi les sources vives. Son plus grand développement est atteint
sous le règne de Louis XIV, qui envisage d’y bâtir à son extrémité un nouveau « Marly ».
La préservation exceptionnelle de ce réseau
aujourd’hui permet d’alimenter l’étendue des plans d’eau, fontaines et bassins
d’une étendue de 12 hectares au sein des 130 hectares du domaine.
Du captage de la source, à la clé qui ouvre la
vanne permettant de déployer des jeux d’eau, les conduites s’adaptent aux plus
ambitieux projets. D’abord en terre cuite les matériaux se renforcent avec le
plomb puis la fonte. Le vestige archéologique le plus ancien de ce réseau sera
dévoilé.
Justifiant son nom de « château d’eau »,
les fontaines parmi les plus inventives du temps d’Henri IV sont créées à
Fontainebleau. Leurs auteurs sont les frères ingénieurs et fontainiers
Francini, arrivés de Florence et à l’origine d’une dynastie au service du Roi.
Parmi les chefs d’oeuvre créés pour les jardins,
la fontaine du Tibre associant le grès aux bronzes virtuoses, sera évoquée
grâce au rassemblement de vestiges, pour certains inédits.
Ils donneront sa pleine mesure à l’ouvrage
d’art composé autour du dieu romain de taille monumentale.
Baignoire des oiseaux de la volière royale, la
fontaine de la Volière est un « rocher d’artifice », qui se jouait aussi des
visiteurs en les arrosant. Totalement disparue avec l’aile qui l’abritait en
son centre.
Cette section est probablement la plus
technique de l’exposition et la plus dense. Elle nécessite un accompagnement de
médiation adapté pour permettre aux visiteurs de s’approprier le sujet. En
conséquence, plusieurs outils de médiations complèteront les plans, coupes,
dessins techniques et objets présentés :
Une
grande maquette du domaine montrant la circulation de l’eau (en
cours de réalisation) autour de laquelle les visiteurs doivent pouvoir
circuler.
Une
projection sur écran de la modélisation 3D qui redonnera vie à la
volière.
L’oeuvre phare de cette section sera
l’évocation de la fontaine du Tibre dont les éléments conservés en partie au
Louvre et en partie à Fontainebleau doivent trouver une place centrale. Il
s’agit d’un des points focaux de l’exposition.
1.3.
Plaisirs et Divertissements
Regroupant à la fois le plus ancien canal et le
plus vaste plan d’eau des résidences royales, Fontainebleau abrite durant
quatre siècles une flottille de plaisance. Depuis la nacelle de François Ier,
le Bucentaure doré de Louis XIV entouré des péottes des grands de la cour, les
bassins de Fontainebleau évoquent les fastes de l’Ancien Régime. Napoléon Ier
les réveille en faisant placer sur l’étang son yacht cadeau ramené de Nantes.
L’étang constitue une des distractions
principales de la cour du Second Empire, rassemblée de la fin de l’été au début
de l’automne dans la résidence.
L’exceptionnelle frégate du prince impérial,
l’héritier de Napoléon III et d’Eugénie, est un jouet grandeur nature construit
à Brest, offert sans doute pour les 7 ans de l’enfant. Destiné à sa formation
navale, dirigée par le capitaine de frégate Duperré, l’embarcation permet de
faire naviguer deux à trois personnes. Ce vestige unique de l’éducation du prince
héritier sera exposé avec un autre vestige des flotilles du Second Empire, la gondole
de l’Impératrice créée à Venise pourvue d’une cabine pour plusieurs passagers.
Des joutes des exceptionnelles fêtes Valois
faisant de l’étang une scène, aux feux d’artifice des cérémonies du XIXe
siècle, l’eau des jardins est au premier rang des divertissements. Des origines
au XXe siècle, la pêche – des fameuses carpes de Fontainebleau – la
baignade, le patinage, puis enfin le « sport » naissant se déploient
sur les plans d’eau du château.
Cette section peut être considérée comme
l’acmé de l’exposition. Elle présentera deux oeuvres spectaculaires méconnues du
public, voire inédites : la frégate du prince impérial et la gondole de
l’impératrice Eugénie. Ces deux oeuvres de grande taille doivent faire l’objet
d’un traitement spécifique et inviter à la contemplation. Elles pourraient être
accompagnées d’agrandissements (traités en papier peint) de photographies
d’époque les montrant en usage sous le Second Empire.
Cette partie est aussi celle de la fête
et des plaisirs et doit refléter par ses coloris et par l’audace des
agencements la douceur de vivre et les réjouissances de cour organisées sur
l’eau entre le XVIe et le XIXe siècle.
1.4.
L’eau pour la ville
Le réseau d’eau du château a longtemps servi
pour les habitants de la ville de Fontainebleau. Ce droit accordé impliquait
des règlements et un contrôle (plans, photographies, dessins, etc.).
Des oeuvres d’art graphiques seront ici
majoritairement exposées accompagnées de bouches de fontaine.
Cette section fait le lien entre le
château et la ville, elle apporte un éclairage social et révèle l’utilité
publique du site ainsi que les enjeux de la maîtrise de l’eau en lien avec le
pouvoir en place.
Section 2 : L’eau à l’intérieur
2.1. La
table
Depuis la fontaine gardée du Roi, les puits et
glacières du château, jusqu’à la table où l’eau est consommée glacée dans des
verres, par des convives qui se sont purifié les mains, le circuit de l’eau « bonne
à boire » sera retracé. Banquets puis salles à manger accueillent de
nouveaux meubles et instruments raffinés qui mettent en valeur la pureté de
l’eau.
Le sujet de la table est aisément
perceptible par les visiteurs et permet une forme d’identification cependant
les usages de la table notamment la place de l’eau ont évolué au fil des
siècles. De plus la topographie du château de Fontainebleau implique une
domesticité nombreuse et des circuits d’acheminement de l’eau à boire complexes
qu’il convient de rendre perceptibles. En plus des objets de table qui seront présentés,
des plans de cheminement et de localisation des salles à manger seront à
intégrer. Cette section comportera de nombreux objets de table dont
l’exposition devra être plaisante et variée afin d’éviter l’effet boutique
d’antiquaire. Certains objets peuvent être regroupés pour évoquer des usages,
éviter la lassitude et créer la surprise.
2.2. La
toilette
Le décor exceptionnel du prestigieux
appartement des bains aménagé pour François Ier sera évoqué par des
dessins et des gravures. Il s’agissait d’une enfilade de pièces accueillant des
bassins, autour desquels la collection de peinture royale était exposée au sein
de laquelle figurait le portrait de la
Joconde.
Pendant tout le XIXe siècle, les
nombreux occupants du château bénéficiaient d’objets de toilette. Ces pièces de
faïence ou de porcelaine sont conservées en grand nombre et révèlent la manière
dont l’eau était acheminée mais aussi utilisée dans les appartements d’invités
en particulier sous le Second Empire.
Cette partie oscille entre intimité et
luxe et pourra jouer de ces deux effets dans son agencement et ses coloris.
L’appartement des bains de François Ier
sera dévoilé par une reconstitution 3D projeté sur un écran à intégrer dans la
scénographie.
Un cabinet des bains du Premier Empire
sera reconstitué avec du mobilier et des objets de toilette, sans prendre la
forme d’une period room, il devra permettre au visiteur de se projeter dans
l’ameublement et les usages.
La disposition des objets nombreux devra
évoquer l’incroyable nombre de personnes présentes à Fontainebleau sous le
Second Empire en particulier. Les vitrines pourraient être très hautes et jouer
sur un processus accumulatif.
Cette section
se poursuit au sein du parcours permanent :
Le cabinet de toilette jouxtant la chambre de
Napoléon Ier sera exceptionnellement visible.
Le cabinet des bains de Napoléon Ier
bénéficiera d’une médiation écrite et d’une valorisation dédiée.
Dans l’actuel salon des Aides de camp, un cabinet
de toilette de l’impératrice Eugénie rassemblera ses objets dans le cadre d’un ensemble
décoratif commandé pour le château sur le thème des Quatre saisons, peint par
Emma Gazziotti-Richards.
Enfin, dans l’antichambre de l’appartement
intérieur de l’Empereur, les séjours de la Présidence de la République au
château à l’aube du XXe siècle donneront lieu à la première salle de
bains moderne conjuguant luxe et confort, montrée au public pour la première
fois.
Ces deux dernières salles étaient en outre
celles dans lesquelles Louis XVI avait a fait aménager son propre appartement
des bains.
Ces incursions muséographiques devront
s’intégrer habilement et respectueusement au parcours de visite existant tout
en reprenant le graphisme et la médiation écrite de l’exposition afin que le
visiteur identifie bien leur lien avec l’exposition temporaire.
La signalétique directionnelle portant
l’identité de l’exposition devra être prévue pour conduire le visiteur de la
salle d’exposition vers les espaces du parcours permanent susmentionnés.
L’exposition rendra palpable cet élément
insaisissable de la civilisation qu’est l’eau.
Le dérèglement climatique nous fait saisir la
préciosité de cette richesse que les souverains ont su dompter, canaliser et
préserver. Il en résulte un patrimoine fascinant oscillant entre technique,
mythologie et poésie
Contraintes
scénographiques
Salle d’exposition dite Salle de la Belle
Cheminée
L’exposition se déroulera dans la salle
d’exposition dite salle de la Belle Cheminée, soit un espace rectangulaire d’environ
380 m² qui a été spécialement aménagé pour accueillir ce type d’événement.
20 modules de cloison auto-stables :
Le Château de Fontainebleau possède, dans la
salle d’exposition, des modules de cloisons auto-stables (ossature bois et
parement en médium de 19mm) qui devront obligatoirement être tous utilisés.
L’espace d’exposition sera complété par de
nouveaux types de mobiliers conçus pour cette seule exposition (cimaises
complémentaires, vitrines, podium, tables…).
Il s’agira de concevoir le plan de scénographie en
positionnant l’ensemble des 20 modules, tous les modules devant rester au sein
de la salle d’exposition. En aucune façon il ne sera possible de démonter,
déposer ou évacuer les modules éventuellement non utilisés :
-
10 modules
de H410x120x60cm
-
10 modules
de H410x180x60cm
Les modules sont mis en place par le titulaire du lot
agencement. Le titulaire du lot ne prévoit pas de travaux de menuiserie mais
assure la stabilité des ouvrages, le jointoiement, le réglage des modules et
cloisons et la mise en peinture des modules.
Impossibilité de créer des niches au sein de ces
modules.
Centrale de Traitement d’Air :
Dans la salle d’exposition,
la climatisation est assurée par une centrale de traitement d’air double flux à
recyclage de 15 000 m3/heure (air neuf uniquement pour le renouvellement
d’air hygiénique et sonde CO). En complément (appoint éventuel) un réseau
statique de radiateurs est positionné le long des cloisons « est » et
« ouest ». Ce réseau est dissimulé derrière des grilles de diffusion
qu’il convient de mettre en peinture pour chacune des expositions.
L’ensemble
régule pour une température de 20°C +/- 2°C ; 50% HR +/-5% en 24h.
Les
grilles de reprises d’air positionnées côté nord ne peuvent, en aucun cas, être
obstruées par un agencement muséographique :
-
Aucun
mobilier muséographique ne pourra donc prendre appui contre ce mur nord
-
Le
mobilier muséographique devra être positionné a minima à 1 mètre de distance
-
Aucune
possibilité de créer un espace fermé par positionnement de vélum en plafond
Plancher technique :
Le plancher technique, réalisé en contreplaqué
en pin maritime ROLPIN BATI I/II, 2500 x 1250 mm sera recouvert obligatoirement
d’un matériau type moquette ou autre revêtement de sol.
Charge admissible : 750kg/m².
Installations électriques :
Les
installations électriques sont conformes aux normes les concernant et à
l’arrêté du 19 novembre 2001.
Les circulations seront équipées d’une
installation d’éclairage de sécurité d’évacuation de type BAES :
-
BAES
existant : au droit des sorties de secours (2 portes côté nord, 1 porte côté
sud-ouest)
-
BAES
supplémentaires à disposer en fonction du plan de scénographie
Un éclairage d’ambiance est présent dans les
zones pouvant accueillir plus de 50 personnes.
L’éclairage de sécurité de la salle des
expositions temporaires est sur source centrale.
Eclairage
muséographique :
Le grill technique en
plafond se situe à 8 mètres de haut.
Rails triphasés de
Eutrac 230 V, triple allumage, permettant un allumage par secteurs de la salle.
Accès uniquement par échafaudage adapté pendant les phases de
montage/démontage/maintenance de l’exposition.
Le château met à
disposition le matériel d’éclairage : environ 30 Projecteurs ERCO OPTEC
(Projecteurs noirs Type 1 LED blanc chaud 24W Wallwash), environ 60 Procédé
Hallier FOCUS (Projecteurs noirs Type 2 LED blanc chaud 21W Ponctuel), environ 100
Procédé Hallier FENYX PLUS (Projecteurs noirs Type 3 LED blanc chaud 35W
Cadreur).
Vitrines et médiation :
-
Eclairage
intégré : certaines vitrines en particulier celles permettant la
présentation des services de toilette en porcelaine nécessiteront un éclairage
intégré de type bandeau Led.
-
Les
oeuvres seront toutes accompagnées de cartels qui pourraient être pour certains
regroupés. Les oeuvres phares et les plans et coupes bénéficieront de cartels
développés. En outre l’exposition sera accompagnée par des cartels adaptés aux
enfants pour une sélection d’une vingtaine d’oeuvres. Il conviendra de prévoir
la conception de cartels enfants identifiables par rapport aux cartels
courants.
-
Chaque
section sera accompagnée d’un texte de présentation dont le graphisme et l’emplacement
sera à prévoir.
-
Signalétique
directionnelle : portant l’identité de l’exposition, elle permettra de
conduire le visiteur depuis l’entrée jusque dans la salle d’exposition puis
vers les espaces du parcours permanent
Parcours permanent du circuit de visite
Installée dans les deux dernières salles du
château de Fontainebleau (salon des aides de camps et antichambre de
l’Empereur), l’exposition s’attachera à présenter un choix d’oeuvres
significatives provenant de ses collections.
Construction de podium et vitrines
NB : construction possible les mardis
uniquement, les salles faisant partie du parcours de visite permanent. Une
vigilance accrue de la part du maitre d’oeuvre est attendue quant à
l’installation de la scénographie dans un espace patrimonial
Parcours dans les jardins
Un parcours de visite dans les jardins
complètera l’exposition valorisant le patrimoine hydraulique du domaine, sa
faune et sa flore aquatiques. Le parcours sera accompagné de cartels
extérieurs, d’un dépliant ou d’un livret pédagogique, il conviendra de prévoir
une signalétique spécifique et la conception dudit livret.
Le budget des travaux :
140 000 € TTC
Ce budget couvrira tous les frais pour tous les
éléments constitutifs de la scénographie de l’exposition dans la salle de
la Belle Cheminée ainsi que dans le parcours permanent : fabrication,
installation, peintures, vitrines, déplacement des cimaises, décors,
revêtements de mur et de sol, électricité et éclairages, signalétique.
Seront inclus également les dispositifs
suivants :
=>multimédia :
deux écrans
=>diffusion
sonore : sons produits par les cours d’eau, les aqueducs et les fontaines
du domaine.
Seront
non inclus : la production et pose des cartels extérieurs qui prendront
place dans les jardins. Seule la mission de conception graphique est à prévoir.
Dates d’exécution du
chantier des deux volets de l’exposition :
Planning
prévisionnel
Sélection
de 3 candidats : semaine du 07.09.26 et communication des résultats
le 11.09.2026 au plus tard
Visite
des 3 candidats : le 15.09.26
Comité
de sélection et attribution du marché : semaine du 12.10.26
APS
|
novembre
2026 (semaine du 16.11.26)
|
APD
|
Janvier
2027
|
Publication
DCE
|
Fin
Mars 2027
|
Réception
des offres
|
Fin
Avril 2027
|
Choix
des entreprises
|
Mai
2027
|
Chantier
scénographie
Pré-réception
chantier
Chantier
scénographie parcours
|
Du
29 juin 2027 au 22 juillet 2026
Semaine
du 19 juillet 2027
Du
07 septembre au 14 septembre 2027
|
|
|
Accrochage
salle de la Belle cheminée
|
20
septembre au 01 octobre 2027
|
Accrochage
parcours permanent
|
20
septembre au 01 octobre 2027
|
Eclairage
muséographique
|
4
au 7 octobre 2027
|
Pose
graphisme, signalétique
|
4
au 7 octobre 2027
|
Inauguration
et ouverture au public
|
Samedi
09 octobre 2027
|
Fermeture
de l’exposition
|
24
janvier 2028
|
Décrochage
|
25
janvier au 04 février 2028
|
Démontage
scénographie
|
7
au 18 février 2028
|
Les missions
du maitre d’oeuvre scénographe
Mise en forme du projet (y compris graphisme et
mise en lumière) en réalisant des espaces aux normes muséographiques et
conformes à la réglementation applicable aux établissements recevant du public.
Avant-projet sommaire (APS)
§ Étude des dispositifs de présentation des
oeuvres en fonction des thématiques définies par les Commissaires et en fonction
des contraintes de sécurité relatives à leur conservation (éclairage et
climatisation notamment) et à leur sécurité contre les dégradations ou le vol
(systèmes spécifiques de protection ou d’alarme) ainsi qu’à leurs besoins
spécifiques éventuels (montage, soclage…) ;
§ Étude du parcours de
l’Exposition : espaces d’accueil et circulation du public, signalétique,
point de consultation catalogue … ;
§ Le Maître d’oeuvre
intégrera la dimension de développement durable dans toutes ses
propositions
;
§ Etude du cahier des
charges du château de Fontainebleau, des installations techniques existantes
(électricité, climatisation) et de la réglementation relative à la sécurité
contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du
public ;
§ Présentation du dossier
de l’APS :
o Notice descriptive
sommaire ;
o Plans de l’Exposition,
coupes et élévations à 1cm/m ;
o Calendrier provisoire
de réalisation ;
o Estimation provisoire
du coût prévisionnel des travaux.
§ Participation aux
réunions de concertation organisées avec le Maître d’Ouvrage et rédaction d’un
compte-rendu.
Avant-projet définitif (APD) et Projet
(PRO)
§ Présentation du dossier
de l’APD :
o Notice descriptive
précisant les matériaux et les couleurs ;
o Descriptif quantitatif
détaillé par corps d’état ou par ouvrage, intégrant la signalétique,
scénographique et de sécurité, planning prévisionnel d’exécution à chaque
phase, cadre de bordereau de prix et tout élément constitutif du dossier de
consultation des entreprises (DCE) ;
o Plans détaillés, coupes
et élévation à 2 cm/m, définition des matériaux et des couleurs;
o Estimation définitive
du coût prévisionnel des travaux, décomposée en lots séparés.
§ Signalétique :
élaboration d’un prototype de panneau pédagogique et de cartel ;
validation de ce prototype par la RMN-GP et les Commissaires ;
§ Participation aux
réunions de travail organisées avec le Maître d’Ouvrage et rédaction des
comptes rendus.
§ Etablissement des plans
à 2cm/m et d’une notice précisant les surfaces accessibles au public
§ Elaboration de la
notice de sécurité- flux de circulation avec implantation signalétique
évacuation, respect des issues de secours, choix des matériaux.
Assistance à la passation des contrats
et commandes de travaux (ACT) en conformité avec les règles de passation des
marchés de la RMN-GP sous l’autorité de la Direction des Achats
§ Constitution des
dossiers de publicité et de consultation des entreprises (DCE) :
o
Rédaction,
pour chaque lot, du cahier des clauses techniques particulières (CCTP),
o
Validation
du cahier des clauses administratives particulières (CCAP),
o
Etablissement
du cahier des plans,
o
Rédaction
du tableau de décomposition du prix global forfaitaire (DPGF) poste à poste en
respectant la nomenclature indiquée aux CCTP,
o
Etablissement
du calendrier d’exécution des travaux.
o
Proposition
au Maître d’Ouvrage des critères de sélection et de qualification à insérer
dans l’avis d’appel public à la concurrence
§ Réponses aux questions
des entreprises ;
§ Préparation à la
sélection et analyse des candidatures par la méthode de l’alignement
technique ;
§ Rédaction des rapports
d’analyse des offres ;
§ Mise au point et
négociation éventuelle des propositions retenues ;
§ Mise au point
définitive des pièces constitutives du marché en vue de sa signature par le
Maître d’Ouvrage et le (ou les) entrepreneur(s) retenu(s).
Direction de l’exécution des contrats et
commandes (DET)
§ Suivi de fabrication,
vérification de l’avancement des travaux et de la conformité des ouvrages par
rapport aux dispositions des contrats et des commandes ;
§ Coordination et suivi
de l’installation de l’Exposition y compris la sécurité des intervenants ;
§ Organisation et
direction de réunions de chantier hebdomadaires en présence du Maître
d’Ouvrage, des Commissaires et le cas échéant du Préventeur, établissement et
transmission aux participants des comptes-rendus de réunions ;
§ Etablissement des bons
pour exécution (BPE) ;
§ Suivi de la maintenance
pendant l’Exposition ;
§ Organisation et
direction du démontage et de l’évacuation des ouvrages en fin d’exposition
§ Constitution
préalablement à l’ouverture du chantier du classeur unique de chantier
§ Coordination générale
et suivi des travaux de scénographie de l’Exposition ; Les maîtres d’oeuvre
doivent être présents lors de l’accrochage, du réglage de l’éclairage des
oeuvres et de la mise en place de la signalétique de l’Exposition.
§ Organisation et
direction de réunions de chantier périodiques en présence du Maître d’Ouvrage, des
Commissaires, établissement et transmission aux participants des compte rendus
de réunions ; Etablissement des bons pour exécution (BPE) ;
§ Suivi de la maintenance
pendant l’Exposition ;
§ Organisation et direction du démontage et de
l’évacuation des ouvrages en fin d’exposition.
Maitrise d’oeuvre scénographe, AOR
§ Organiser les
opérations préalables à la réception des travaux ;
§ Organiser et diriger la
réunion de réception de fin de chantier en présence du Maître d’ouvrage, des Commissaires
et le cas échéant du Coordonnateur ; établissement et transmission aux
participants du compte-rendu de la réunion ;
§ Assurer le suivi des
réserves formulées lors de la réception des travaux jusqu’à leur levée ;
§ Etablissement des
procès-verbaux de réception ;
§ Assistance à
l’installation des oeuvres ;
§ Conseil et assistance
si nécessaire pendant la durée de l’Exposition.
Sélection du scénographe :
La
sélection se fera en deux phases :
Phase
1 : La sélection des candidats admis à présenter une offre
Les
candidats sont invités à présenter un dossier de candidature avant
le 1er septembre 2026 à 12h
(délai de rigueur). Ce dossier comprendra :
-
Un formulaire DC1
-
Un formulaire DC2
-
un dossier présentant leurs réalisations récentes avec des photos, indication
des surfaces et le coût des projets,
-
une lettre d’intention (motivation) concernant la scénographie de l’exposition.
Après
analyse des dossiers, le maître d’ouvrage présélectionnera 3 ou 4 candidats qui
seront invités à concourir selon les critères suivants :
•
Pertinence de la lettre d’intention définissant le projet proposé au regard du
lieu et du contexte de l'exposition : 55 %
•
Qualité des références générales et expériences récentes: 45 %
Phase
2 : La sélection du Titulaire
Les
candidats présélectionnés seront auditionnés et présenteront leur projet/offre
la semaine du 12 octobre 2026 (jour et
horaire à définir), devant un comité de sélection composé de représentants
de la Réunion des musées nationaux–Grand Palais, du Château de Fontainebleau, et
des commissaires.
Sur
la base d'un dossier scientifique qui leur sera remis, les candidats devront
présenter leur offre comprenant :
•
Une esquisse sur le support de leur choix,
•
un devis détaillé de la prestation exprimé en HT et TTC (voir détail
ci-dessous)
•
un planning d’intervention,
•
état annuel des certificats reçus (ou DC 7),
•
attestation d'assurance de responsabilité civile
•
la copie du (ou des) jugement(s) prononcé(s), si le candidat est en redressement
judiciaire
Attention : L’esquisse
et le devis détaillé du projet devront être adressés au chef de projet par
courriel de façon anticipée, au plus tard le 9 octobre à 12h.
Concernant
le devis que doivent remettre les candidats admis à la phase 2 de la sélection,
ce document doit faire état :
-
du montant des honoraires perçus par le scénographe, par phase de la mission et
par cotraitant : architecte scénographe, éclairagiste, graphiste, bureau
d’études le cas échéant, conseil en sécurité….
-
du chiffrage exprimé en HT et TTC détaillé du projet - par poste - pour nous
permettre de constater que le projet tient dans l’enveloppe allouée ; le maitre
d’oeuvre architecte scénographe prend un engagement sur le chiffrage de son
projet.
Le
comité de sélection examinera les offres selon les critères suivants :
•
Critère 1 : Evaluation du projet global : 55 %
-
1.1 Esthétique du projet : 55 %
-
1.2 Maîtrise technique : 45 %
• Critère 2 : Maîtrise des coûts de travaux au
regard de l’enveloppe budgétaire : 15 %
• Critère 3 : Proposition d’honoraires (prix) :
15 %
• Critère 4 : Eco-responsabilité : 15 %
Le barème de notation sur 10 points pour chaque
critère sera le suivant :
2
Insuffisant
4
partiellement satisfaisant
6
satisfaisant
8 bon et
avantageux
10 Excellent
A
l’issue de la phase 2, les candidats non retenus recevront chacun une
indemnisation de 2000 euros TTC.
Procédure
de passation : adaptée
Modalité
d’attribution :
A - Pour la sélection des candidats invités à concourir :
- A1 Pertinence de la lettre d’intention
définissant le
projet proposé au regard du lieu et du contexte de
l’exposition : 55 %
- A2 Qualité des références : 45 %
B- Pour la sélection du lauréat du concours :
- B1 : Evaluation du projet global par le jury : 60 %
- B1.1 : Esthétique du projet : 55 %
- B1.2 : Maîtrise technique : 45 %
- B2 : Maîtrise des coûts de travaux en regard de l’enveloppe
budgétaire : 20 %
-
B3 : Proposition d’honoraires (prix) : 20 %
Le
barème de notation sur 10 points pour chaque critère sera le suivant :
2 Insuffisant
4 partiellement satisfaisant
6 satisfaisant
8 bon et avantageux
10
Excellent
Modalités
et date limite de transmission des candidatures
le 1er septembre 2026 à 12h :
MODALITES DE DEPOT DES
CANDIDATURES PHASE 1
Les
candidats transmettront leur réponse contenant leur candidature selon les
modalités suivantes : La transmission des candidatures par voie « papier » n’est
pas autorisée sous peine de rejet du pli. Les plis seront transmis
exclusivement par voie électronique au moyen de la plateforme d’achat (www.e-marchespublics.com)
Les
plis dématérialisés doivent impérativement être déposés sur la plateforme de
dématérialisation avant la date et l’heure limites indiquées sur la page de
garde du présent règlement de la consultation. Les candidats sont informés que
les délais de chargement des offres peuvent être longs. Ils sont invités à
prendre connaissance des prérequis de la plateforme en amont de la remise des
offres. Par ailleurs, il est conseillé de bien anticiper le téléchargement des
offres sur la plateforme. Le téléchargement doit être achevé à l’expiration du
délai de remise des offres. A défaut, les offres seront considérées par la
plateforme comme hors délais. Les candidats doivent constituer et déposer leur
pli électronique, sous forme de dossiers dont le contenu est précisé dans le
présent règlement. La signature électronique n’est pas exigée au stade de la
remise des offres.
Copie
de sauvegarde : Conformément à l’arrêté du 14 septembre 2009 relatif à la
dématérialisation des procédures de passation des marchés publics, les
candidats, qui auront remis leur dossier par voie électronique, ont la
possibilité d’envoyer une copie de sauvegarde établie sur support physique
électronique ou sur support papier. La mention « copie de sauvegarde » devra
être portée sur l’enveloppe d’expédition. Elle devra parvenir à la Réunion des
musées nationaux Grand Palais dans le délai prescrit pour le dépôt des plis. Ce
dispositif a vocation, notamment, à préserver la candidature et/ou l’offre du
candidat en cas de dépôt d’un document dans lequel est détecté un virus
informatique.
Renseignements
complémentaires : Les questions sont posées via la plateforme
e-marchespublics.com.
Les réponses sont publiées sur la plateforme, à l’attention de l’ensemble des
candidats si elles présentent un intérêt général.