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Le 16/06/2020 à 16h

Saint-Etienne : des espaces publics à la hauteur de la "ville du design"

En 2010, Saint-Etienne a reçu de l’Unesco le label "ville créative de design". Récompensant les effort faits par la cité stéphanoise pour lier arts et industrie, l’étiquette est devenue depuis un faire-valoir territorial. Ville et métropole souhaitent aujourd’hui que le design se manifeste à chaque coin de rue sous l’action d’un pool de professionnels.

Saint-Etienne : des espaces publics à la hauteur de la "ville du design"

En 1803, une école de dessin ouvre ses portes à Saint-Etienne. Alors que la ville connaît un important essor au cours du XIXe siècle, celle-ci devient l’Ecole régionale des arts industriels, contribuant au rayonnement du territoire et des produits manufacturés localement. Rebaptisée en 2006, l’Ecole supérieure des arts et du design a survécu à la désindustrialisation. Les locaux de l’ancienne fabrique d’armes qu’elle partage avec la Cité du design font d’ailleurs figure d’emblème culturel de la ville. Pas seulement en référence à la gloire passée…
Avec la création de la Biennale internationale de Saint-Etienne, le design est devenu un argument de l’attractivité de la ville, adoubée par l’Unesco en 2006 pour sa capacité historique à mêler arts et industrie. Il occupe désormais une place de choix dans le marketing territorial, qui veut le faire sortir des institutions et le pousser dans la rue. De façon à exposer la spécialité stéphanoise à la vue de tous.

Répondre aux attentes de la société

La nouvelle étape de la "démarche design" vise ainsi la transformation des espaces publics. Ville et Métropole lancent un marché d’accord-cadre pour s’attacher les services de trois à six prestataires, professionnels du design, dont les actions associeront innovation et bien-être des habitants. Celles-ci s’étendront de "la micro-intervention dans un quartier à l’aménagement d’un équipement public ou l’amélioration d’une place".
L’enjeu n’est donc pas uniquement celui de la visibilité et de l’attractivité. "Pour les commanditaires des services publics, les entreprises et les designers, l’objectif est d’observer les pratiques et les nouveaux usages de l’espace public afin de développer des produits et des services adaptés a? tous". Avant la phase de conception de produits et services urbains, la mission repose donc sur une analyse des besoins locaux, avec pour prérequis l’instauration d’un dialogue avec les citoyens. Dans sa ville-berceau, le design se dépouille donc de sa valeur marchande et revient à sa définition première : rendre de nouveaux usages possibles.

Gauthier MACK MAIICK, journaliste de Cadre de Ville

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